Ayant acheté le fameux bundle de jeux indé dont j'ai parlé sur Twitter il y a quelques temps (*pause respiration*), j'ai eu le loisir de tester l'adorable Aquaria. Ce jeu a quelques années maintenant, mais son existence m'était totalement inconnue jusque là.
Et pour cause, c'est vraiment pas le genre de jeux dont on parle beaucoup ! Peu de moyens, pas de jolie 3D… Il semble inconcevable à une bonne partie de la population de jouer à ce type de jeux. Personnellement, au moment où je l'ai lancé, c'était fini : j'ai totalement accroché.
Aquaria, c'est un jeu d'exploration tout d'abord. Un univers sous-marin gigantesque, des tunnels dans tous les sens, des passages secrets… Puis ça vire aventure/shoot'em up assez rapidement. Les moments poétiques cèdent alors la place à des pièces pleines de monstres ou des boss impitoyables. L'alternance calme/action maintient le joueur en alerte tout en conservant un sentiment de détente, renforcé par les jolies musiques qui se succèdent. Dans Aquaria, on se sent bien.
Ce qui m'a fait accrocher, c'est donc en premier lieu l'exploration. Chaque recoin de tunnel est fouillé, analysé, vidé de tout butin éventuel. Puis on découvre une zone inaccessible pour une raison ou une autre (une pierre bloquant un passage, un courant arrivant face à nous…), alors on avance un peu en se disant que la solution doit se trouver un peu plus loin…
Le début du jeu est relativement rassurant : peu de monstres (on ne peut pas les tuer au début, donc ouf !), et une zone d'exploration assez restreinte. Mais après quelques heures (et quelques upgrades), la carte commence à s'étirer dans tous les sens, avec des chemins de plus en plus nombreux et des ambiances totalement différentes. Certains reprochent justement au jeu d'être soudain "lâchés". Moi, j'ai retrouvé ce bonheur de devoir avancer prudemment, en surveillant la cartes et en planifiant son avancé… Quelque chose que les jeux "scriptés ++" ne proposent plus.
Les boss demandent également un petit moment de réflexion lors des rencontres : chaque fois il faut trouver la bonne technique. Le bourrinage bête et brutal fonctionne parfois, mais pas toujours, loin de là. Les stratégies ne sont pas forcément compliquées, mais il m'est arrivé de m'acharner à faire réagir un monstre sans comprendre, jusqu'à abandonner devant l'évidence : le besoin d'une upgrade pas encore en ma possession. Il faut également être prêt à mourir au moins une fois sur les boss… Voir plus. Il sont souvent assez méchants.
Quand je parle d'upgrade, le mot est mal choisi. Dans Aquaria, notre petit personnage gagne en effet des "formes", qui lui permettent d'accomplir certaines actions. Nostalgie, 10 ans dans ma face, mais vraiment quel bonheur. Chaque forme sa fonction ! Il y a un parcours "idéal" dans la collecte des formes, mais il n'est pas unique. On peut avancer très loin jusqu'à se dire "mais m****, pourquoi je peux toujours pas accéder à ça ?" et revenir en arrière pour trouver la raison.
Pour changer de forme, rien de nouveau mais toujours aussi mignon : on utilise la musique. Nous avons 8 notes à notre disposition, représentées par des petits dessins de couleurs différentes. Et croyez-moi, la forme et la couleur ont leur importance parfois !
Petit détail amusant : on peut cuisiner. Je dirais même qu'il faut, afin d'avoir de quoi survivre aux rencontres difficiles. Pour ça, on trouve des recettes un peu partout, et des ingrédients sur toutes les créatures qu'on peut rencontrer, surtout les plus inoffensifs bancs de poissons !
Quelques images avant de conclure :
Notre héroïne en petite tenue (On rencontre le jeune homme qui la suit pendant l'aventure, mais il n'est pas là au début, de même que le piranha-pet)

La zone de départ :

L'arc des notes de musique :

Un banc de poisson, et un costume découvert en fin de jeu :

Les grosses bêtes ne sont pas toujours les plus méchantes :

Le premier "donjon" du jeu, et notre héroïne en forme d'énergie (celle qui fait les dégâts) :

Dans la cuisine de notre petit chez-nous, en forme de nature :

Changement de décor, et forme de poisson :o

Une ancienne ville sous-marine à l'abandon :

Mithalas, autre "donjon" :

On trouve aussi des zones tropicales !

Pas loin de la surface (la carte va des abysses à la surface) :

Le surprenant donjon steampunk oO

La forme d'esprit, dans les abysses :

Quand il fait trop sombre, la forme du soleil permet d'y voir clair :

Un peu de spoil, mais voici un aspect de la forme ultime (et des bélougas oO )

L'autre aspect (ET UNE LOUTRE OMFGWTFBBQ!!11)

Lors des fins de donjons, il y a toujours un petit récit, agrémenté de jolies images :

Vous avez compris, j'ai vraiment aimé Aquaria, alors que rien ne le présageait… A part mon grand âge, et ma culture JV qui m'a permis de retrouver mes marques très vites. Un petit bonheur de moins de 30 heures (personnellement, en prenant mon temps, j'ai touché les 25, donc c'est raisonnable), que je conseille à tout le monde ! Je ne vais pas trop en dévoiler, il faut laisser la surprise, mais je trouve qu'il vaut le coup. C'est très doux, très contemplatif, et très méchant par moment, tout ce que j'aime ^^ De plus, il est jouable à 100% à la souris, mais aussi au clavier, chacun peut trouver sa façon de jouer la plus confortable.
Le seul point faible que je lui trouverait serait le scénario un peu "facile", mais bon, rien de dramatique non plus.
Si vous voulez l'essayer, il y a une démo sur le site off pour les pc (ici : http://www.bit-blot.com/aquaria/demo.html), et pour les mac c'est par là : http://www.ambrosiasw.com/games/aquaria/, de quoi se faire une idée par soi-même !
| Partager cet article : |
2 commentaires
Enfin bref, je n'en suis pas aussi loin que toi dans le jeu, mais je suis déjà conquis par Aquaria à peu près autant que tu l'es, malgré des débuts un peu difficiles (plantages inexplicables mais bon ça va mieux depuis). Vraiment bien pensé, très joli, et de l'exploration à volonté \o/ Bref, j'aime :p
C'est vrai que le coup des plantages est bizarre :/ Enfin c'est résolu par miracle (ou presque), donc tout va bien ^^'




















