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Par Nanie, le 07.08.10 - 17:08:40  |  Catégories: Animes/manga, Musique

Me voilà de retour !
Pour une reprise en douceur, et pour profiter de l'été, je vais juste changer la radio ! Ça faisait un moment, non ?
Cette fois-ci un album de Ska-P, Que Corra la Voz, qui colle bien à la saison ^^
A bientôt, en principe ! ^^

<Lien radio>

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Par Nanie, le 17.07.10 - 03:07:35  |  Catégories: Séries live

Ces derniers temps, j'ai vraiment pas été gâtée niveau dramas… Allant du "bof bof" au carrément immonde, c'est avec un certain défaitisme que j'ai commencé à mater "Time Between Dog and Wolf" (en réalité, "heure entre chien et loup" en français dans le texte, mais bon…). Du coup, la surprise est d'autant plus agréable qu'elle est -vraiment- inespérée ! (Oui, c'est le principe d'une surprise, mais merde, voilà.)

Le scénario est à la fois simple et alambiqué. On peut le trouver prévisible et téléphoné, c'est parfois assez juste, et pourtant les développements inattendus se multiplient. Vous me direz "ouais, mais ça parle de quoi ?"

Le petit Lee Soo Hyun est élevé par sa seule maman, qui est un jour assassinée par un mafieux. Seul élément reconnaissable : un tatouage à l'intérieur du poignet droit. Adopté par Kang Joon Ho, un agent du NIS, il grandit avec celui qui devient son frère, Kang Min Ki. Adultes, ils entrent tous les deux au NIS.
Lorsque Min Ki présente la jolie Soo Ji Woo à Soo Hyun, il découvre que ces deux derniers se sont rencontrés lorsqu'ils étaient enfants et que leur affection l'un pour l'autre est intact.
Seul soucis : Ji Woo est la fille de Mao, chef mafieux auteur du meurtre de la mère de Soo Hyun, et celui-ci ne le sait pas encore.
Lors d'une opération du NIS, Soo Hyun reconnait le tatouage sur le bras de Mao et fait tout échouer en tentant de l'abattre. Suite à cela, il est viré du NIS… Mais le "grand patron" Junk Hak Soo décide de l'utiliser : un accident factice et une pierre tombale plus tard, Soo Hyun devient un agent infiltré dont le but est d'entrer dans l'organisation de Mao sous le nom de Kay.

On voit qu'on est pas dans la romance, mais plutôt dans un drama d'action, sombre, et dont les épisodes sont fortement dosés en tension. Bien sûr il a des défauts, je vais tenter de les lister ici :

- Un début un peu lent. Vous me direz, sur 16 épisodes d'une heure, pas facile de garder le même niveau tout le temps, et j'aime mieux un début un peu "mou" mais une fin de bonne facture que l'inverse.

- Le personnage de Ji Woo est un assez pénible, notamment vers la fin… Elle ne semble pas comprendre des choses évidentes, et on a un peu envie de la tarter par moments. L'actrice m'est pourtant sympathique, et il faut avouer que son rôle est très différent de ce qu'on a pu voir dans Bad Family, par exemple. Malgré tout, le rôle est un peu lourd, tout en étant d'une grande importance… Dommage.

- Certains éléments de scénario un peu clichés… Heureusement, ça reste léger. Exemple avec l'amnésie de Soo Hyun… Cliché spotted. Pourtant, pour une fois, il y a une bonne justification, il a pas juste loupé une marche m'voyez… Donc ça reste largement tolérable.

Oui, oui, je suis objective. En tout cas si vous vous arrêtez à cette ligne, vous avez encore une chance de le croire.

Parlons maintenant des qualités de ce -très très bon- drama :

- Un scénario qui sait surprendre le public. On doute, on ne fait que ça ! Le théorème de Disney semble s'appliquer alors que, finalement, on se fait souvent balader. L'habitude des dramas pousse aussi à retrouver des schémas connus, par exemple l'habituelle déchirure entre deux frères, tout ça tout ça, alors qu'à la dernière minute on réalise que ça ne va pas du tout se passer comme prévu. Et, croyez moi, ça c'est très bon.

- Pas de manichéisme primaire. On se prend rapidement d'affection pour Mao, par exemple, alors qu'on a connaissance de ses méfaits passés et actuels… Personne n'est vraiment bon ou mauvais. Chaque personnage est traité avec subtilité, et chaque changement peut totalement modifier notre façon de le voir. Un des exemples les plus frappant est représenté par le personnage de "Roadrunner"… Du pur personnage "gris", alignement bordélique. Mais il m'a fait pleurer, le bougre… Il faut admettre qu'il est vraiment attachant.

- Le double rôle Lee Soo Hyun/Kay. Malgré un "Soo Hyun" un peu fade, j'avoue que la différence entre les deux est intéressante. Non et puis, Kay quoi… Le mafieux ultra classe pratiquant le muay thai… Il faut dire que c'est dur d'y être totalement insensible. Je pense qu'on voit vraiment la différence entre les deux personnalités lorsqu'il retrouve la mémoire, d'ailleurs. La transition est assez frappante… Il devient plus chiant quand il recommence à vouloir se venger /troll. Plus sérieusement, je trouve l'acteur plutôt bon, et le rôle en lui-même n'est pas "niais". On sent vraiment que ce mec aurait tout aussi bien pu être un mafieux à la base, et qu'il peut changer de côté à tout moment.

- Min Ki est beaucoup plus intéressant que prévu. De "perdant revanchard" il devient quelqu'un de confiance. Son parcours est un peu lent et très progressif, mais au final c'est une réussite.

- Je reviens sur les combats parce que, zut, le muay thai… L'avant-dernier combat impliquant Soo Hyun m'a d'ailleurs fait pas mal bondir ._. (Nota : poing contre poing à grande vitesse, ça doit faire MAL SA RACE). Y a rien de plus motivant je crois, c'est vraiment bon, et même si c'est pas un thème "central" c'est toujours agréable à voir. On a aussi pas mal de gunfight, même si je les trouve un peu moins "crédibles" c'est toujours sympa. Baston.

- Les cliffhangers sont souvent insoutenables, et la tension est permanente passé un certain point. On ne sait jamais comment la situation peut évoluer et ce brouillard est éprouvant pour le spectateur. Mais c'est bien !

- Une fin vraiment parfaite. C'est assez rare pour être souligné.

Enfin bref, c'est une série vraiment prenante, de bonne facture et qui sort du lot. Je conseille beaucoup !
Comme toujours, on termine sur une petite galerie des personnages :


- La peinture, élément indispensable à l'histoire :


- Le temps du bonheur pour Soo Hyun et sa maman :

- Soo Hyun, gentil style :


- Le même, version "intermédiaire" :


- Et enfin, avec une belle tête de salaud :')


- Min Ki, et sa tête, la seule (oui, il est pas super charismatique quand même ._." )


- Ji Woo, incarnée par la très très jolie Nam Sang Mi :


- Mao, et son air bonhomme :


- Joong Ho, agent du NIS et "papa" des deux héros :


- Young Kil, père adoptif de Ji Woo (oui, c'est compliqué…) :


- Mr Byun/Roadrunner, le fameux personnage "gris" :


- Jung Hak Soo, le directeur du NIS et sa tête de gentil… ^^'


- Ah Hwa, le gentil bougre qui suit fidèlement Soo Hyun pendant son infiltration :


- Myung Jae, incarnée par la choupi-adorable Park Hye Won (oui, je l'aime, elle est trop craquante)


- "Giraffe" (Ji Ra Peu), le garde du corps presque muet de Mao (il a la classe, c'est tout.)


- Sang Shik et sa belle tête d'enculé (méritée, d'ailleurs) :


- Mademoiselle Oh Ming, compagne de Mao, au comportement un peu ambiguë :


Voilà, bon matage :p

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Par Nanie, le 13.07.10 - 00:36:24  |  Catégories: Opinions

Dans les histoires, il y a généralement un méchant. Le plus souvent, c'est celui qui a un nom de méchant, une tête de méchant, une voiture/un vaisseau spatial de méchant, et son but est d'être méchant "comme ça". Avec le cyberpunk, on a pourtant été habitué à une autre représentation des méchants, par exemple les corporations tentaculaires, les PDG et commerciaux propres sur eux, dont le but est de s'enrichir en ignorant les souffrances humaines, bref les systèmes déshumanisés avec pour seul but d'avoir le plus de maitrise possible sur la population tout en gagnant un maximum de pognon (voir Shadowrun, des films à la Blade Runner, The Island, ou Repo Men plus récemment, entre autre bien entendu). Quelque part, dans notre inconscient, cette image est installée. Demandez à n'importe qui dans la rue "trouvez-vous normal qu'une entreprise détienne un monopole et enlève tout choix aux consommateurs ?", normalement on vous répondra que non, c'est mal. Les plus loquaces vous dirons même que c'est propice aux dérives en tout genre.

Très bien.

Voyons maintenant ce qui se passe dans la réalité : les gens aiment être privés de choix. Et, plus étrange encore, ils n'hésitent pas à promouvoir une entreprise pour le plaisir, sans en retirer d'autre satisfaction que savoir que "leur" entreprise fétiche se porte bien. Chaque époque ses dadas de batailles : marque de voiture, de vêtement, d'ordinateur, de console, de téléphone… Oui, vous voyez où je veux en venir. Je sais que, comme toujours, on va m'objecter que je vois les choses de façon extrême et négative. C'est à la fois vrai et faux. Vrai, parce que les entreprises actuelles n'ont à priori pas le pouvoir (et ne l'aurons jamais, j'espère) de s'imposer au point de remplacer/fusionner avec le gouvernement et d'imposer leur vision du monde à la population. En revanche, c'est aussi sous-estimer le fait que c'est en acceptant tout que ce genre de dérives peut se produire. Le pire étant de voir des gens qui vont bien plus loin que l'acceptation mais carrément jusqu'à promouvoir ouvertement (et gratuitement, que c'est boulet) une marque qu'ils aiment bien, parfois même de façon très agressive. J'ai un appareil photo Panasonic, et je l'aime bien. Est-ce une raison pour moi de casser les burnes à tout le monde en disant "IL AY TRO GÉNIAL CEU KON PA LE MEME CÉ DÉ CON" ? Je crois pas. Je crois aussi que c'est déjà pour ça que les commerciaux sont payés. Ça ne me fait pas envie de les remplacer, mais ce qui me fait encore moins envie c'est de défendre les intérêts d'une entreprise, n'importe laquelle hein, mais surtout si je n'y travaille même pas. Ça apporte quoi, ce genre de conduite, à part des problèmes ? Oui, des problèmes parce qu'à force d'être encensé, les entreprises n'ont plus à faire d'efforts pour garder une bonne image. Des produits défectueux ? Inutiles ? Osef, ils vont acheter. Des problèmes éthiques ou moraux ? Pas grave, on a nos fans qui propagent la bonne parole. "Creuser sa propre tombe"…

On parle beaucoup des "lecteurs de livres numériques" en ce moment. C'est l'exemple choisi, mais je suis sure qu'on peut étendre la démonstration à beaucoup de choses… Enfin bref. Outre le fait que ça soit trop cher et que je ne trouverais jamais les livres qui m'intéressent dans les rayons du virtuel, cette mode soulève des questions qui méritent qu'on y réfléchisse. Récemment, la Fnac a lancé son propre service d'achat de livres numériques. J'achète jamais rien à la Fnac, mais pour le coup je pense que si je devais investir dans ce genre de fichiers, je le ferais chez eux. Pourquoi ? Parce que c'est libre. Oui, libre. On achète son livre (format PDF ou ePub), et on en fait ce qu'on veut. On le prête, on le ballade sur autant de lecteurs qu'on veut, et c'est tout. Pour faire simple : on ne paye pas une simple "location améliorée". Parce que c'est bien ce qu'on fait avec la plupart des systèmes fermés… On paye un fichier en format "propriétaire" (oui, le PDF, je sais, mais c'est pas vraiment limité…) qu'on a le droit de lire avec un objet précis, ou un logiciel précis… Le but de la manoeuvre est d'enfermer le client, qui n'aura d'autre choix que de continuer à utiliser les mêmes services de vente pour alimenter son lecteur avec les fichiers au bon format. Et réciproquement : il faudra utiliser le lecteur en question pour pouvoir continuer à lire son livre. Je vais pas affiner, mais la stratégie commerciale commune est bien celle-là. Garder, ferrer le client comme un poisson. Avec la dépendance vient l'argent…

La dépendance, pourquoi ? Parce qu'une fois ferré, on n'a plus le choix : continuer avec la même marque sous peine de devoir remplacer son matériel et racheter ses livres (on la sent bien, la location, oh oui). Certains diront que c'est si peu cher que peu importe, et les livres bah, on les a lu une fois, c'est bon ! Ça me fait bien marrer. Déjà, peu cher les lecteurs ? Hm, question de point de vue. Perso, un iPad au prix d'un PC portable, je dirais que c'est un peu déséquilibré. Mais admettons. Se pose ensuite le problème des livres illisibles en cas de changement de lecteur : une lectrice comme moi ne pourrait se résoudre à abandonner ses livres, déjà, parce que c'est sentimental. Vous me direz, c'est aussi pour ça que j'ai aucune envie de passer au numérique, avec l'indisponibilité de mes livres "bizarres" en numérique… Ensuite, bon, quand on en a 4-5, admettons que le changement se fasse sans trop de douleur. Mais quand on lit beaucoup ? La facture risque d'être salée, et très vite. Je ne vais pas lancer de fleurs à la Fnac pour autant, ni les ériger au rang de saints, mais je pense qu'il faut encourager ce genre d'initiatives. J'ai lu, en riant, un argument sublime concernant le fait que, quand on est esclave d'un service, au moins, il y a la synchronisation automatique entre tous nos lecteurs divers et variés. Super, et ? Au maximum, on a quoi ? Un ordi, voire deux, soyons fou, un smartphone, et, donc, un lecteur en plus. Au maximum 4 objets. C'est si compliqué de copier un pauvre fichier sur le lecteur qu'on a envie d'utiliser ? D'ailleurs, il est nécessaire d'avoir son livre sur tous ces objets à la fois ? Je doute. Non, vraiment, je n'y vois qu'un argument ridiculement de mauvaise foi… Ce service dont on peut potentiellement avoir besoin mérite-t-il de s'attacher un tel boulet ? Selon ma conception des choses, non. J'irais même jusqu'à dire que rien ne le justifie, d'ailleurs, mais bon.

Je ne suis pas une fervente défenderesse du logiciel libre, je n'ai pas de linux, j'utilise certains logiciels payants et des formats propriétaires (et j'ai un mac, donc). Pourtant, je trouve cette idéologie vraiment valable et je n'hésite pas à la défendre. Je sais aussi qu'un monde de logiciels libres est une utopie. Je dis ça pour une certaine remarque sur l"idéal kikoolol"… Un monde de libre est un idéal niais, si vous voulez. Mais pour le sujet qui nous occupe et où l'on pose les systèmes fermés comme seul "marché réaliste" etc, ça me fait marrer. Il me semble que la réalité ou non d'un marché est décidée par les consommateurs. C'est pas kikoolol, ça. Si les consommateurs n'adhèrent pas et ne paient pas, on se la carre où je pense sa belle réalité et sa super stratégie efficace. Alors oui, actuellement on est bien dans ce mouvement, justement parce que ça fait chier de pouvoir choisir, c'est plus facile de se laisser porter par le service qui fait tout à sa place, même vider le compte super facilement. Amusant. Et puis on ne pense pas à mal, c'est pas très important de choisir une marque ou une autre, finalement ! Un bon petit coup de pub, de bons placements produits, et des petits "croisés" dans notre entourage et voilà, les deux pieds dans le système.

Mais, outre le fait qu'on ne soit donc que "locataires" des produits honnêtement achetés (et ouais, si la boîte fermait demain, vous l'auriez dans l'os, moi aussi du reste avec un Mac, et vous en faite pas ce que vous voulez), un système fermé peut aussi poser un problème qu'on pensait en voie de disparition : les exclusivités. Les habitués des consoles ont l'habitude de ça, et on s'en sortait de mieux en mieux avec des jeux qui sortent sur plusieurs consoles maintenant (hors cas particuliers, mais bon…). Je ne dis pas que c'est résolu, il y aura toujours ce problème et les gens qui veulent profiter de "tous les jeux" doivent acheter toutes les machines qui sortent. C'est pénible, un gouffre à fric pour les "consoleux". Mais je dirais que ce ne sont "que" des jeux. Je surestime peut-être les livres, mais pour moi ils entrent dans la catégorie "culture"… Et tout le monde devrait y avoir accès. Avec la multiplication des services concurrents, le risque est de voir certains livres sortir sur l'un d'eux en "exclusivité"… Un retour en arrière que personne ne veut voir arriver. Un cloisonnement de la culture en fonction du service choisi, et des limitations décidées en haut-lieu (qui a pensé au "no porn" d'Apple ? Et si j'en veux, qui a le droit de me dicter ma conduite ?). Comme si on était pas déjà assez orientés par ailleurs… Le libre-arbitre, c'est très surfait, pour tout le monde, moi incluse. On a beau mettre la meilleure volonté du monde à faire des choix objectifs, on ne peut jamais être certain que c'est le cas. Alors pourquoi risquer d'être encore plus influencés ?

Bref, pour finir je dirais que je suis pas à la mode (en même temps, j'ai pas de pression sociale alors ça me dérange pas) et que je n'aurais pas de livres numériques avant longtemps, sauf si on m'y oblige. Je peux donc me péter le luxe d'être à peu près objective, et ça c'est super. Je peux aussi voir d'autant mieux les "croisés" des marques hurler à la supériorité de leur choix "100% personnel". J'ai jamais aimé les croisades, c'est con. Alors, du coup, merci la Fnac de proposer une alternative au modèle économique "en place" que je peux lire sur mon ordi (oui, ça aussi c'est surfait, mais que voulez-vous) et prêter à mes potes. Enfin bon… Tant que ça sera aussi cher, faut pas rêver non plus, j'aime mieux avoir la version physique.

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