Secret des Poignards Volants

Un film acheté par hasard il y a quelques mois, un petit cadeau. Je n’en avais même pas entendu parler avant d’avoir le dvd dans les mains. "Le secret des poignards volants". Plus souvent appelé "House of Flying Daggers" parce que c’est plus "tendance".
Résumé : "En cette année 859, la Chine est ravagée par les conflits. La dynastie Tang, autrefois prospère, est sur le déclin, et le gouvernement corrompu s’épuise à lutter contre les groupes de rebelles toujours plus nombreux qui se dressent contre lui. La plus puissante de ces armée révolutionnaires et la plus prestigieuse est la Maison des Poignards Volants. Deux capitaines, Leo et Jin, sont envoyés pour capturer le mystérieux chef de cette redoutable armée."
Plus qu’un résumé, c’est une introduction, car le film est nettement moins explicite. Je dirais même qu’il faut plus ou moins tout deviner. L’action n’est pas le point fort du film, et la fin est un peu bâclée (Rebondissement sur rebondissement, qui essouffle l’effet final…). Mais………………..
Déjà, dans ce film, il y a Takeshi Kaneshiro. Je ne suis pas une fangirl de nature, mais lui, depuis que j’ai vu "Returner" (film qui vaut ce qu’il vaut, on est d’accord…)il y a un bon moment, je suis quelque peu addict. D’autre par, la belle héroïne est Zhang Ziyi. Je sais qu’elle n’est pas forcément appréciée, mais personnellement je l’aime beaucoup… Et il ne faut pas oublier Andy Lau, le -très- connu Andy Lau. Cela fait un bel ensemble de bons acteurs. Mais plus que les acteur, ce qui fait que j’ai aimé le film… En fait je ne sais pas. C’est esthétique, c’est poétique… C’est reposant… Et puis, il y a "la" chanson. Comment l’expliquer… Bien sûr, il faut regarder le file en VO pour profiter de ce très joli morceau…

Inutile d’en parler, mais regardez donc ici : Beauty Song

En bref, un film trouvable pour pas cher, très sympa sans être non plus un chef-d’oeuvre. A regarder tranquillement un dimanche matin…


Je ne parle pas assez d’animes sur ce blog. Pourtant je passe mon temps à en voir… Donc aujourd’hui, un anime !
Il a fallut en choisir un, et c’est tombé sur Kannaduki No Miko. Pourquoi celui-là ? Parce que je n’ai pas aimé. C’est un critère comme un autre.
Tout d’abord, graphiquement, pas d’originalité. Les personnages sont fades, et comme toujours, la blonde est gentille et co-conne, la brune est asociale et étrange… Voir un peu vilaine.
Résumé : des méchants débarquent sur Terre (les Orochi, original déjà…). Ils sont "vilains", et pour les arrêter, il faut avoir recourt aux prêtresses (Miko, donc) du Soleil et de la Lune (la blonde et la brune, forcément)… Elles sont censées appeler un gros mécha super balèze pour détruire les méchas des Orochi… Voila voilà… Ah, fait important : l’amoureux (secret ?) de la Miko du Soleil est lui-même un Orochi, mais il lutte pour protéger celle qu’il aime et ne se laisse pas aller à son penchant destructeur… Que c’est beau.
Bien, sûr, là dessous, il y a aussi une histoire d’amour entre les deux Miko… Non, pas de hentai, simplement Chikane (la Miko de la lune) est folle de Himeko (la Miko du soleil, obviously).
Les genres sont donc mélangés, pour un résultat bordélique, qui ne permet pas de s’attacher à un aspect ou un autre… Aucune profondeur dans l’intrigue, tout juste des "rebondissements" complètements illogiques… Ainsi, lorsque Chikane "martyrise" Himeko, cette dernière reste dans une logique stupide, à base de « c’est mon amie »… Mais bien sûr…. Et finalement, sans surprise, tout finit pour le mieux dans le meilleur des mondes…
Navrée de ne pas faire de critique plus constructive, mais vraiment, il y a tellement de choses à voir que je déconseille cet anime.

Voilà, une image pour résumer la série :
Kannaduki no Miko

Le gentil garçon :
Kannaduki no Miko

Et des méchas comme on les aime (ou pas) :
Kannaduki no Miko


Geisha
Mémoires d’une Geisha, Inoue Yuki / Courtisanes du Japon
Editions Picquier Poche

En ce jour de sortie du "fameux" film "mémoires d’une geisha", il me fallait revenir en arrière. Sur le livre, et ses antécédents… Sur l’histoire, la vie des geisha…
Car j’ai un peu peur d’une chose. Déjà, les amoureux du livre de Golden n’ayant pas d’autre repères seront peut-être persuadés de certaines choses pas forcément valables. Je ne dis pas qu’il s’agit d’un mauvais roman, j’ai moi-même adoré. Mais, le point de vue d’un occidental, pour les occidentaux, ne correspond pas forcément à la vérité simple. Et le film… Risque de fausser encore un peu la donne.
Je n’ai pas le courage de faire un cours sur "la vie des geisha", j’ai franchement la flemme. Cependant, je dois conseiller deux livres, lus il y a un petit moments, pour avoir un aperçu plus complet de la "situation". Tout d’abord, le livre de Yuki Inoue, intitulé "Mémoires d’une Geisha" (d’où le nombre important de personnes perdues dans les titres, actuellement). Il s’agit d’un témoignage sur la vie de Kinu, une geisha (thx cap’tain) Ce qui me fait revenir sur un point important : le roman de Golden est INSPIRÉ de l’histoire d’une certaine geisha, mais n’est en aucun cas un témoignage. C’est une nuance importante : il ne faut pas prendre pour argent comptant ce que disent les romans (il faut déjà se méfier des infos du soir, alors les romans…). Donc, le livre d’Inoue… Certes, la lecture est un peu plus aride. Pas de superbes tournures, pas de romantisme à outrance, rien de cela. C’est pourtant LE livre à lire, si l’on s’intéresse un peu au sujet. Je le conseille, forcément.
L’autre livre, d’un genre bien différent, est "Courtisanes du Japon". Ce n’est pas un roman. Pas un récit. Mais… Une multitude de témoignages. Le temps des geisha, le temps des quartiers de plaisirs, vu par les clients. Et voilà ce qui rend ce livre si précieux. Entre des explications et commentaires, des multitudes de senryû (en majorité humoristiques) racontent ce que les femmes de l’art n’auraient jamais avoué. Et pour cause… Il s’agit des embûches pour arriver jusqu’à la maison de thé, puis jusqu’à la femme que l’on avait choisi… Mais aussi les techniques de celles-ci pour faire dépenser un maximum d’argent au client, et les coutume bien cruelles pour notre homme… Tout cela est raconté avec humour (le but du senryû), et oblige à dévorer le livre à grande vitesse.
Donc, voilà de quoi "instruire" les curieux, et aussi les passionnés. Cela peut aussi remettre les "fantasmeurs" sur le chemin de la raison… Et ce n’est pas rien.


Visitor Q

Comme promis, mais avec un peu de retard, je vais parler d’un film. Je ne trouve pas d’adjectif à lui rattacher, donc je n’en donnerais pas. Il s’agit donc de Visitor Q. Un "vieux" film de Takashi Miike…
Résumé (pas facile) : Le film démarre avec une simple phrase ("avez-vous déjà couché avec votre père?"). Sur le coup, on s’interroge. La scène qui débute laisse le temps de se demander si c’est bien le bon film, si on est pas tombé sur un porno cheap. Mais non, rassurez-vous, on ne voit rien de choquant. Enfin… A part une fille qui couche avec son père, pour se faire du fric. Scène suivante, le gentil papa se fait démonter la tête à coup de pierre, par un charmant jeune homme, un peu étrange, en chemise flashy et pantalon moulant. C’est la dessus que le film "débute". Q (le type à la chemise affreuse) raccompagne le père de famille chez lui. Et justement, sa famille ne va pas bien. Outre le fait que sa fille se prostitue, son jeune fils frappe sa mère… Mère qui se calme à l’héroïne, et qui n’est pas contre un passage sur le trottoir pour réalimenter son stock. Et fils qui se fait martyriser par ses camarades de classe. Même le père est à la dérive, sa carrière à la télé est ruinée, il ne sait plus quoi faire pour remonter… Et, à sa manière, Q va les aider.
Bon, voilà les bases. Maintenant, il faut bien comprendre une chose. Ce film à plusieurs dimensions. L’obligation, lorsqu’on l’aborde, est de comprendre la satyre, sans quoi, forcément, vous n’aimerez pas. Il y a trop de choses à assimiler, pas toujours plaisantes, pas toujours logiques pour un esprit occidental… Une fois ce stade dépassé, c’est un pur régal. Une description sans concession, des exagérations à la pelle, de l’humour très noir… J’aime ce film, la façon dont la famille se reconstruit de la manière la plus absurde possible, mais aussi le "message" (sisi juré), la réussite de l’amour familial, et la scène finale, que je trouve étrangement poétique.
Je serais tentée de dire "il faut le voir pour comprendre", mais il faut ajouter un avertissement… Il y a des passages qu’une personne sensible pourrait mal supporter. Moi même, je ne partage pas trop l’amour du lait -_- Etrangement, le reste est plutôt bien passé. Même cette scène mémorable où notre père de famille, après avoir tué une ancienne collègue, se prépare à la découper en morceau… Et fini "coincé" (je laisse marcher votre imagination).
Je ne pense pas pouvoir aller plus loin dans cet article, d’autant plus que le film est assez court, très condensé, et que la sensibilité personnelle est un facteur très important dans ce que l’on voit… C’est un film trash, mais pas seulement. Visitor Q c’est de l’amour, de l’humour, tout ce qui fait un film marquant. J’ai beau me dire que la réalisation laisse à désirer, le fond est tellement bon que je ne peux que l’aimer… Et donc le conseiller, si vous êtes certains de n’être dégoûté de rien…


Parasites - Ryû Murakami
Parasites
Ryû Murakami
Editions Picquier Poche

Ploum ploum ploum… Encore Ryû Murakami
Cette fois, je vais parler de "Parasites", un livre troublant.
Résumé officiel : "Un jeune homme, Uehara, croit abriter en son corps un parasite avec lequel il vit en symbiose. Ce ver est le signe qu’il a été choisi pour accomplir une mission : détruire une espèce qui a programmé son propre anéantissement. L’espèce humaine, bien sûr. On pourrait raconter l’histoire autrement. Uehara vit en reclus dans son appartement jusqu’au jour où sa mère lui achète un ordinateur portable et où il se connecte à l’Internet. Il entre en relation avec une organisation appelée INTER-BIO qui le persuade qu’il est investi du droit de tuer et de massacrer ses semblables. Et pourtant, c’est encore une autre histoire que raconte le roman de Murakami. Car l’Intemet peut devenir le déclencheur d’une traversée du miroir où rejoindre enfin le réel, toucher la réalité de ses mains nues. Le réseau pousse Uehara à sortir, à reprendre contact avec les sensations les plus physiques, à marcher à la rencontre des autres et de lui-même. C’est ainsi que dans ce roman très dense, qui brasse biotechnologies, manipulations informatiques, attentats terroristes, meurtres rituels et traumatismes de la dernière guerre, une histoire très simple nous est relatée, et finalement porteuse d’espoir : celle d’un homme qui cherche, et trouve, un sens à son existence."

Je n’ai pas grand chose à ajouter à ce résumé, très complet. Je peux par contre donner mes impressions…
Le début du livre est assez lent. Les obsessions du "héros" sont longuement décrites, ce qui peut faire un peu peur. Mais au fil des pages, à force de côtoyer cet étrange personnage, on finit par l’accepter. On ne le comprend pas, mais sa présence ne nous dérange plus… Même ses accès de violence sont facilement digérés.
Sa manière de penser ne parait bientôt plus si étrange que ça… Et c’est ce que j’aime dans ce livre. Je croiserais cet homme dans la rue, j’ignore quelle serait ma réaction. Mais là, à le "voir vivre", tout est différent. On assiste à sa déchéance, la manière dont il se fait influencer… Puis sa magnifique remontée, lorsque, grâce à sa manière très particulière d’appréhender les choses, il réussi à se sortir de sa situation… Et enfin à son retour à la violence… plus exactement, on le devine, on le sent, on le sait…
J’aime me mettre à la place des autres, découvrir d’autres manières de penser… Et là, avec cet homme isolé, renfermé sur lui-même, sans aucune envie de comprendre le monde qui l’entoure, c’est un monde entier à explorer.

En bref, un livre à apprivoiser, mais que j’aime énormément.